Ce post fait écho à la nomination de mon article comme article du mois de mai à ne pas manquer. Plutôt que de m'accaparer le sujet de Severus, j'ai voulu commenté plus en détails sur un sujet indépendant.
Depuis la parution de l'article et pendant la semaine qui précède la 38e journée, j'ai intégré de nouveaux paramètres dans le calcul statistique qui mène au bilan global du modèle, notamment un 4e bilan qui est fixe pour tous les pronos, c'est à dire que dans l'absolu, il existe toujours 33,3% de probabilités qu'un résultat 1N2 se produise. Cela me paraissait essentiel d'en tenir compte, n'est ce pas?
Bien que je ne le publie pas, j'ai mis en place un "coef de rapport de force bis" pour chaque bilan 1 à 3, calculés à partir des goal-average extrêmes (buts marqués, encaissés), toujours au cours de la semaine précédent la 38e journée.
En gros, ça permet d'avoir une idée plus précise du nombre de buts marqués probable dans le match par rapport aux faiblesses défensives que peuvent connaître les équipes. Donc de miser avec un peu plus de conviction par exemple sur du +/-2,5 buts ou sur du score exact.
Sur les 8 matchs de la 38e journée que j'ai étudiés en détails lors de mes pronostiqués publiés sur ST, je m'en sors honorablement puisqu'avec 13 sur 16.
Pour info, je n'ai pas fait les 10 matchs parce que l'analyse d'un match me coûte entre 1h et 1h30, et qu'arrivé samedi, j'avais d'autres choses à faire qu'un tête à tête avec les chiffres si vous voyez ce que je veux dire
Le but pour moi étant d'établir un modèle crédible, j'ai tenu à vérifier la pertinence du modèle fraichement mis à jour pour la 38e journée, en comparant les résultats 1N2 après match.
Entre ce que donne mon modèle comme favori sans la réflexion qui va avec les pronos publiés, et les meilleures côtes des bookmakers du point de vue du parieur, publiées sur la page "comparateur de côtes" de ST.
J'ai converti ces côtes en pourcentage par de simples opérations mathématiques pour ramener un ratio, souvent proche de 1,08, à 1.
Par exemple pour Nancy - Lens, au moment du prono, le ratio = 1/1,45 + 1/4,1 + 1/8 = 1,06. C'est pourquoi il faut ramener le ratio de 1,06 à 1 pour avoir les bons pourcentages donnés par les Bookmakers.
Nancy - Lens
- Bookmakers (1) : 65,15% / 23,04% / 11,81%
- Tournesol (1) : 47,94% / 29,83% / 22,24%
- Score final (1) : 4 - 0
- Résultats : EGALITE
Arles - Sochaux :
- Bookmakers (2) : 24,53% / 28,30% / 47,17%
- Tournesol (2) : 17,57% / 23,02% / 59,40%
- Score final (2) : 1 - 3
- Résultats : EGALITE
Bordeaux - Montpellier
- Bookmakers (1) : 49,89% / 28,40% / 21,72%
- Tournesol (1) : 48,97% / 28,15% / 22,87%
- Score final (1) : 2 - 0
- Résultats : EGALITE
Brest - Toulouse
- Bookmakers (1) : 46,05% / 29,71% / 24,24%
- Tournesol (N) : 21,71% / 44,87% / 33,41%
- Score final (2) : 0 - 2
- Résultats : AVANTAGE Tournesol
Caen - Marseille
- Bookmakers (1) : 42,86% / 28,35% / 28,79%
- Tournesol (2) : 18,51% / 32,80% / 48,69%
- Score final (N) : 2 - 2
- Résultats : AVANTAGE Tournesol
Lorient - Auxerre
- Bookmakers (1) : 40,06% / 29,72% / 30,21%
- Tournesol (N) : 21,11% / 54,48% / 24,41%
- Score final (2) : 1 - 2
- Résultats : AVANTAGE Bookmakers
Monaco - Lyon
- Bookmakers (2) : 31,98% / 30,92% / 37,10%
- Tournesol (N) : 21,50% / 42,99% / 35,51%
- Score final (2) : 0 - 2
- Résultats : VICTOIRE Bookmakers
St Etienne - Paris
- Bookmakers (2) : 22,06% / 26,47% / 51,47%
- Tournesol (2) : 19,29% / 30,21% / 50,51%
- Score final (N) : 1 - 1
- Résultats : AVANTAGE Tournesol
Bilan :
0 victoire nette sur les Bookmakers
3 égalités avec les Bookmakers (avec des probabilités quasi équilibrées de part et d'autre)
3 avantages pour Tournesol
1 désavantage
1 défaite contre les Bookmakers
Sinon d'une manière générale, je réponds à ceux qui ont bien voulu commenté mes pronos au sujet des résultats liés aux calculs de probabilités, mais qui n'ont pas pris la peine de lire l'article qui tente d'expliquer la méthode, et qui n'ont peut être pas compris ce que je veux démontrer.
Les statistiques sont une façon plutôt rationnelle de justifier un point de vue. Mais rien ne remplace mieux l'humain que l'humain pour savoir comment il va réagir, y compris dans un match de foot. C'est pourquoi il m'arrive parfois de contredire mon modèle lorsque je pense qu'il a tort.
Ceci dit, je n'écarte aucune critique constructive au sujet du modèle. 
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E = mc²